Les directeurs

BIBLIOGRAPHIE

Instincts de danse, Éd. En vue, 1999. – Christophe Wavelet, Marie-Christine Vernay, Natacha de Pontcharrat,

Fattoumi Lamoureux, Danser l’entre l’autre, Éd. Séguier, 2009. – Christine Roquet (préface Jean-Marc Adolphe).

FILMOGRAPHIE

Solstice-film, Christophe Bargues, Lancelot Film, Urvan Letroïga, Le Centre Pompidou, Canal+ 1996.

Animal Regard-film, Benjamin Silvestre, Urvan Letroïga, Cie des Indes, France 3 Lorraine Champagne Ardenne, TV8 Moselle, L’Arsenal de Metz, 2003

Entre-Temps, Benjamin Silvestre, Heure d’été productions, Urvan Letroïga, TV8 Moselle-Est, 2005

La Madâ’a-film, Benjamin Silvestre, Heure d’été productions, Arte France, CCNC/BN, 2006

Manta-film, Valérie Urréa, Cie des Indes, CCNC/BN, 2013.

Le 1er mars 2015, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux sont nommés à la direction du Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort par Fleur Pellerin, Ministre de culture et de la communication et le Conseil d’administration a élu Thierry Jopeck président de l’association. Les nouveaux directeurs ont associé le nom de leur projet VIADANSE au Centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté à Belfort pour la durée de leur mandat.

En trente ans de travail, dont dix à la tête du Centre chorégraphique national de Caen-Basse Normandie et cinq à la tête du Centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté à Belfort, ils ont touché à tous les registres.

Ils fondent la Compagnie FATTOUMI/LAMOUREUX en 1988. Leur première pièce Husaïs est couronnée du prix de la 1ère œuvre au concours international de Bagnolet en 1990, suivie du trio Après-midi prix Nouveaux Talents Danse de la SACD en 1991. Ces deux œuvres les propulsent parmi les leaders d’une nouvelle génération de la création contemporaine et leur apportent une reconnaissance internationale. De pièce en pièce, ils sondent inlassablement l’intelligence sensible du corps, son pouvoir de dévoilement du sens qui est aussi pensée (penser) en mouvement.
Durant cette première période plusieurs pièces marquantes voient le jour dans la continuité d’Husaïs : Si loin que l’on ailleFiesta (Commande du Festival d’Avignon, 1992) ; Asile PoétiqueWasla, Ce qui relie… (Biennale de Lyon, 1998) ; Vita Nova (Grande Halle de la Villette, 2000) avec la 11ème promotion du Centre National des Arts du Cirque.

Nommés à la direction du CCN de Caen/Basse-Normandie en 2004, ils poursuivent alors leur démarche à travers des pièces plus portées sur des sujets à forte tonalité sociétale. Ce seront La Madâ’a (Arsenal de Metz, 2004) ; Pièze et La danse de Pièze (Festival Dialogue de corps, Ouagadougou, 2006 et Théâtre de la Bastille) ; Just to dance… (Espace des Arts de Chalon-sur-Saône, 2010) ; MANTA, solo créé au Festival Montpellier Danse 2009 ; Masculines (Arsenal de Metz, 2013).

À la tête du CCN de Bourgogne Franche-Comté à Belfort depuis 2015, ils créent des pièces autour des questions d’altérité (OSCYL, AKZAK), de transdisciplinarité (SYMPATHETIC MAGIC, SUPERPOSE, EX-POSE(S)) tout en mettant en œuvre des projets avec le territoire (PULSE, OSCYL dans la ville, JONCTION, HOURRA). En 2018, le solo Wasla, Ce qui relie…est transmis à quatre jeunes danseuses du Ballet de l’Opéra de Tunis à l’occasion de l’inauguration de la Cité de la Culture de Tunis, donnant lieu au quatuor Bnett Wasla. Dans la même veine, et à l’occasion des 30 ans de la Cie Fattoumi-Lamoureux en 2020-2021, différents projets rétrospectifs et de transmission permettent de re-découvrir le répertoire de la compagnie et de le faire vivre à travers une nouvelle génération de danseurs : le livre La Part de Femmes (Anne Pellus, Photos Laurent Philippe, Nouvelles éditions Place) ; Danser sur les frontières, le documentaire autour du processus de création d’AKZAK (Elise Darblay, Easy Tiger Production) ; des projets de transmission de répertoire en Égypte et en France autour des « pièces de jeunesse » voient ainsi le jour.

Leur quête de rencontres et d’universalité et leur perpétuelle ouverture sur les autres et sur le monde se traduit par la conception et la mise en œuvre de plusieurs projets de coopération internationale au long cours, avec la Suisse d’une part, et avec plusieurs pays du continent africain : le Burkina Faso, l’Égypte et le Maroc. VIADANSE se vit ainsi comme un carrefour, comme une ruche à la croisée des chemins, en perpétuel bouillonnement, accueillant des artistes du monde entier, représentant le monde chorégraphique dans toute sa diversité et sa richesse.