Samuel Mathieu Cie Samuel Mathieu

Conception et interprétation

Samuel Mathieu

Scénographie

Samuel Mathieu

Soutien à la scénographie

Christophe Bergon

Conception sonore

Maxime Denuc et/ou Matthieu Guilin

Création lumière

Arthur Gueydan

Régie générale

Stan Bruno Valette

Regards extérieurs souhaités

Loic Varanguin De Villepin, Gilles Baron, Pierre-Yohann Suc & Magalie Paubel, Aurore Di Bianco

La Compagnie Samuel Mathieu est subventionnée par la DRAC Occitanie Pyrénées Méditerranée au titre du conventionnement.
Elle est aussi conventionnée par la Ville de Toulouse et est subventionnée par la Région Occitanie le Conseil départemental de Haute-Garonne pour ses créations. Elle a également reçu pour l’une ou plusieurs de ses pièces, le soutien de l’ADAMI, de la Spedidam et de l’Institut français.
Dans le cadre du dispositif NEUFNEUF Festival, la compagnie reçoit les soutiens des villes de Martres-Tolosane, Rieux-Volvestre, Peyssies et Tournefeuille.
Elle reçoit dans ce cadre, l’aide au Festival de la Région Occitanie et de France Festival.

Accueil Studio – 7 au 11 septembre 2026

 

 

L’empreinte de l’ange
Solo

Selon une légende talmudique lorsqu’un enfant naît il possède encore le savoir ultime de ses vies antérieures. C’est alors qu’un ange apparaît et lui enjoint de tenir ce savoir secret. L’ange pose son doigt sur la lèvre de l’enfant et à cet instant précis le bébé oublie tout pour entrer dans la vie. Du geste de l’ange il reste une trace le petit creux qui dessine un fossé entre notre lèvre supérieure et la base de notre nez. Alors seulement il peut pousser son premier cri.
Nancy Huston dans L’empreinte de l’ange

 

À la fois tendre et drôle, parfois pathétique, cette forme en devenir, appelle des codes que nous avons toutes et tous en commun, des souvenirs échangés d’histoires passées, absurdes, abstraites, qui révèlent le chemin d’un corps qui traverse le temps, parfois sublimé, parfois déprécié, sans saveur intime d’une juste valeur, si ce n’est le reflet de soi dans le regard de l’autre, le reflet du moment perçu et l’abysse du temps qui nous sépare de l’événement vécu.
Les contraintes de ce nouveau jeu sont des droits : bouger, parler, danser s’il le faut, rire, pleurer, faire pleurer, me moquer, écrire, aimer, aller et venir, sauter, boire, fumer, crier, chanter, jouer, peindre, sculpter, éclairer, « musiquer », trembler, vibrer, ne rien faire … et tout ça je peux ne pas le faire.
Je ne parle plus d’organicité du mouvement, je n’évoque plus la physicalité, je ne pense plus la dramaturgie, je la brise et j’oublie. Je bouscule mes meubles, je casse le carcan, le moule. Je sors de la caverne et pousse le cri originel.
Repartir à zéro
Par ce choix commence la pièce !