Latifa Laâbissi Figure Project

Conception et performance chorégraphique

Latifa Laâbissi

Création musicale, chant et performance

Walid Ben Selim

Conception et réalisation installation visuelle

Nadia Lauro

Assistant en dramaturgie

Enkidu Khaled

Création Lumières

Yves Godin

Dramaturgie sonore

Manuel Coursin

Regard extérieur

Isabelle Launay

Régie générale

Ludovic Rivière

Production et diffusion

Fanny Virelizier

Administration générale

Alice Le Diouron

Production

Figure Project

Coproduction (en cours) :

Le TNB – Centre européen théâtral et chorégraphique, Rennes /Festival d’Automne à Paris, Paris / Charleroi Danse, Centre chorégrahique Wallonie-Bruxelles / La Place de la Danse, CDCN Toulouse – Occitanie / VIADANSE, Centre chorégraphique national de Bourgogne / Next Festival – Buda, Courtrai / Montpellier Danse / CNDC, Angers

Avec le soutien de

Dance Reflections by Van Cleef & Arpels et de la SPEDIDAM

Soutien

Figure Project reçoit le soutien du ministère de la Culture – Drac Bretagne, au titre des compagnies conventionnées, du conseil régional de Bretagne, du Département d’Ille-et-Vilaine et de la Ville de Rennes.

Latifa Laâbissi est artiste associée au TNB depuis 2021.

Accueil Studio – 21 septembre au 2 octobre 2026
Dans le cadre de la Saison Méditerranée
OPENVIA – Jeudi 1er octobre 2026

 

 

FLAMING CREATURES

Après une série de collaborations – avec l’artiste Manon de Boer (Ghost Party), le chorégraphe Marcelo Evelin (La Nuit tombe quand elle veut) et la chorégraphe Antonia Baehr (Cavaliers impurs), Latifa Laâbissi revient interroger la forme du solo peuplé qu’elle avait déjà exploré avec Adieu et merci, afin de mettre son corps à l’épreuve de voix multiples. Pour ce nouvel opus, elle est accompagnée par Walid Ben Selim, poète et chanteur dont la voix unique et puissante ouvre des mondes. En résonance avec la scénographie de Nadia Lauro, Flaming Creatures convoque une assemblée de figures autour de l’idée de ritournelle, le corps de Latifa Laâbissi devenant la surface de projection de ces créatures flamboyantes.

Ils ne se rencontrent pas pour une première fois. Ils se reconnaissent dans une mémoire plus ancienne que leurs trajectoires. Quelque chose les précède : une trame invisible, tissée dans des terres amazighes, où des récits circulent encore entre les corps, les voix et les danses. Cette culture, souvent marginalisée, persiste pourtant — dense, structurante — portée par des lignes matriarcales et des transmissions souterraines. Une mémoire vivante, organique, qui traverse le temps. C’est depuis cet endroit que la pièce prend naissance.

Latifa Laâbissi et Walid Ben Selim n’y cherchent pas une origine à illustrer, mais une force de transformation par la danse et la musique. Des chants anciens affleurent. Des figures troubles apparaissent, insaisissables, jamais totalement révélées. Les voix traversent les corps, chargées de fragments de temps, d’éclats de mémoire, de résonances enfouies. Le geste émerge — instable, nécessaire — à la frontière du rituel et de l’inconnu.

Des présences se dessinent : Majdoub (l’attiré vers l’inconnu), Lbouhaliya (la folle sacrée), LMeskoun (le possédé). Figures de marge, figures d’excès ou de bascule, elles déplacent les cadres, troublent les identités et ouvrent des espaces où d’autres récits deviennent possibles.

L’espace lui-même participe à cette traversée. L’installation visuelle de Nadia Lauro, est un organisme de fils et de matières, traversé de traces. Un oracle, entre mémoire, fiction et hallucination. Flaming Creatures devient alors un espace de passage. Un lieu où les héritages amazighs se réactivent comme des puissances vivantes à travers des danses et des chants, où les figures marginalisées cessent d’être reléguées pour devenir des forces d’apparition et de déplacement. Ce qui était à la périphérie prend place.

Une ode à la folie, aux états de bascule, aux puissances indociles. Une traversée — vers d’autres formes de présence, d’autres façons d’être au monde.
Une célébration des marges.